Une tête de lit en rotin nécessite-t-elle un système de fixation spécifique ?
Non, les fixations sont les mêmes que pour n'importe quel panneau, mais elles doivent impérativement porter sur le cadre en bois et jamais sur le tressage. C'est le seul point qui distingue vraiment le rotin des autres matières à la pose.
Qu'est-ce que le rotin change à la fixation ?
Le rotin n'appelle ni cheville particulière ni matériel spécialisé. Équerres, pattes à crochet ou tasseau conviennent exactement comme sur un panneau en bois. Sa légèreté simplifie même les choses : un 160 pesant douze kilos se contente de quatre points d'ancrage ordinaires. La seule règle propre à cette matière concerne le point d'appui. Une tête de lit en rotin se compose d'un cadre en bois et d'un tressage tendu ou cloué dessus. Le tressage n'a aucune résistance mécanique : une vis posée dedans se déchausse, et la fibre s'ouvre en étoile autour du point de fixation. Toutes les fixations doivent donc porter sur les montants ou les traverses du châssis. Repérez-les en tapotant l'arrière du panneau, le son change nettement au droit du bois. Serrez ensuite sans excès : une rondelle trop serrée marque le cadre et peut fendre un montant fin. Vérifiez enfin que le modèle possède déjà des pattes montées en usine, ce qui évite tout perçage du panneau. Comparez les tressages parmi les têtes de lit en rotin.
Vissez toujours dans le châssis : une fixation posée dans le tressage arrache la fibre en quelques mois.