Les chevilles Molly ou Fischer conviennent-elles pour du béton plein ?

Une cheville Molly est conçue pour les matériaux creux et n'a aucun intérêt dans du béton plein ; les chevilles Fischer, en revanche, existent en modèles spécifiquement prévus pour le béton. Fischer est un fabricant, pas un type de cheville, d'où la confusion fréquente.

Molly ou Fischer : laquelle tient réellement dans du béton ?

La cheville Molly fonctionne par déploiement : ses branches métalliques s'écartent derrière la paroi et prennent appui sur sa face arrière. Ce mécanisme suppose un vide derrière, ce qui est le cas d'une plaque de plâtre ou d'une brique creuse. Dans du béton plein, il n'y a pas de vide, la Molly ne se déploie pas et reste coincée sans jamais atteindre sa résistance annoncée. Fischer, lui, est un fabricant allemand dont la gamme couvre tous les supports : ses références nylon à expansion, du type UX ou SX, conviennent parfaitement au béton, tout comme ses goujons d'ancrage métalliques pour les charges plus élevées. Le nom sur l'emballage ne dit donc rien : regardez le pictogramme du support. Pour une tête de lit, comptez une cheville nylon de six ou huit millimètres par point d'ancrage, ce qui laisse une marge confortable. Percez au diamètre exact, dépoussiérez le trou avant d'insérer, et répartissez la charge sur au moins deux points. Ces principes valent pour poser n'importe laquelle des têtes de lit en bois.

Dans du béton plein, choisissez une cheville nylon à expansion ou un goujon métallique, et gardez la Molly pour les cloisons creuses.

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