Le rotin blanc est-il plus fragile que le rotin naturel ?
La fibre n'est pas plus fragile, mais la finition l'est : un rotin peint s'écaille aux points de contact, alors qu'un rotin naturel s'use sans se marquer. Tout dépend donc de la manière dont le blanc a été obtenu.
La finition blanche affaiblit-elle vraiment le tressage ?
La fibre de rotin est la même quelle que soit sa couleur. Sa résistance mécanique, sa souplesse et sa durée de vie ne changent pas parce qu'on l'a blanchie. Ce qui change, c'est la couche de finition posée dessus. Un rotin peint en surface porte un film qui s'use là où le panneau est touché : les angles, le haut du dossier, les côtés que l'on saisit. Sous ce film apparaît alors le brun d'origine, et l'usure devient visible bien avant que la fibre ne souffre. Un rotin teinté dans la masse, ou blanchi avant tissage, n'a pas ce défaut : il s'éclaircit ou se patine uniformément, sans révéler de sous-couche. Le blanc a par ailleurs une vraie faiblesse, le jaunissement sous ultraviolets, qui est un phénomène chimique et non mécanique. Une chambre plein sud sans voilage accélère nettement le processus. Demandez donc au vendeur si la teinte est appliquée ou dans la masse : c'est la seule question qui compte. Comparez les finitions claires parmi les têtes de lit en rotin.
Un rotin teinté dans la masse vieillit comme un naturel ; un rotin peint en surface révèle son brun aux angles.